Subnavigation

  • May

    10.
    2012
  • Les scanners corporels, un nouveau pas contre la sphère privée

    spale

    Le Conseil Fédéral a approuvé l'utilisation de scanners corporels dans les aéroports suisses. Le Parti Pirate s'oppose fermement à l'utilisation de méthodes de surveillance généralisée qui portent atteinte à nos libertés individuelles.

    Le Conseil Fédéral a approuvé l'utilisation de scanners corporels dans les aéroports suisses.

    A notre connaissance, aucune étude n'a montré l'efficacité de ces scanners pour améliorer la sûreté du transport aérien. La Confédération a adopté ces mesures uniquement pour être compatible avec la réglementation européenne, sans avoir pris la peine d'étudier l'efficacité, ni les conséquences de ces mesures. De plus, le coût élevé de ces appareils sera certainement répercuté sur les voyageurs.

    Nous estimons que les scanners corporels diminuent la sûreté des voyageurs. En effet, un contrôle opéré par des professionnels formés et entraînés, avec des années d'expérience, est bien plus efficace qu'un système automatisé dont les failles sont facilement détectables et exploitables.

    Afin de mieux faire accepter ces nouvelles techniques, le Conseil Fédéral souligne l'aspect facultatif de ces contrôles. Ceux-ci n'étant pas efficaces, cela crée donc une grave faille en instituant dans le transport aérien une sûreté à deux vitesses. Les responsables de la sûreté dans les aéroports seront dépendants de la qualité de ces scanners corporels et ne pourront donc plus rien faire pour améliorer la sûreté comme auparavant.

    De plus, de nombreux cas de problèmes sanitaires ont déjà été dénoncés, comme par exemple ceux encourus par les porteurs de pompe à insuline. L'utilisation de ces machines introduit un risque inutile pour les passagers souffrant de certaines maladies, ceux-ci n'étant pas forcément informés des risques.

    Le Parti Pirate Suisse est inquiet face à la prolifération des outils de surveillance pouvant être utilisés de manière généralisée et automatisée, entraînant une limitation de fait de la liberté de circulation, une de nos libertés individuelles des plus fondamentales.

Submitted by spale on 10 May, 2012 - 00:20