L'UDC a demandé au Conseil fédéral d'examiner si le Tribunal fédéral avait le droit de développer OpenJustitia un logiciel open-source. En tant que membre fondateur de la communauté OpenJustitia, le Parti Pirate Suisse s'insurge contre l'affirmation selon laquelle le Tribunal fédéral agirait à l'encontre de intérêt public. Avec OpenJustitia, le Tribunal fédéral est un pionnier de l'open source dans l'administration fédérale. Pour les pirates, le Tribunal fédéral a fait preuve de clairvoyance, et cela dans l'intérêt des contribuables. Ce projet favorise le développement d'un marché libre, ainsi que de logiciels durables et permet à l'administration de conserver son indépendance à l'égard des entreprises. Thomas Bruderer, président du Parti Pirate: « Seule l'utilisation cohérente de logiciels libres garantit l'action de l'État dans l'intérêt public et conformément à la constitution. L'UDC devrait s'occuper des choses qu'ils comprennent. » Le Comité de gestion du Conseil des Etats, lors de sa réunion du 22-24 Août 2011, a décidé de ne pas donner suite à une demande de la société Weblaw AG lui demandant de suveiller le projet OpenJustitia. Les pirates s'étonnent donc de la volonté de l' UDC de lancer lors de la session d'hiver une interpellation contre la plate-forme OpenJustitia. Pascal Gloor, vice-président du Parti Pirate, ajoute: « Il est évident qu'il y a ici des intérêts divergents notamment de la société Weblaw, qui vend un logiciel propriétaire pour des tribunaux et a peur de perdre sa poule aux œufs d'or. »