Invitation à l’Assemblée Générale du 21 mars 2015

topelementCher Pirate,

Tu es invité à l’Assemblée générale ordinaire du Parti pirate suisse, le samedi 21 mars 2015.

L’assemblée se tiendra dans les salles de réunion (à l’étage) au Buffet de la Gare de Lausanne, dont l’adresse est:

Place de la Gare 11
1003 Lausanne

  • Tu peux proposer des motions à l’ordre du jour jusqu’au samedi 7 mars 2015 à minuit en les publiant sur https://projects.piratenpartei.ch/projects/agenda/issues.
  • Apporte un Laptop, une tablette ou un PDA pouvant se connecter au réseau mobile ou un portable le pouvant, vu que nous ne sommes pas assurés de disposer du WiFi, ceci te permettra de te référer aux informations en ligne du parti.

L’ordre du jour définitif sera publié dix jours avant l’assemblée.

Nous nous réjouissons d’avance de te retrouver à cette Assemblée générale.

Cordiales salutations,

La Présidence de l’Assemblée générale

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Construire la politique de demain, dans la durée

Pour transformer une société de manière durable, il est nécessaire de construire une démarche, et une utopie. La plupart des partis actuels n’ont pas su ou voulu se remettre en question une fois leur utopie réalisée ou dépassée, ils s’attachent simplement a conserver leur position et deviennent réactionnaires.

Les mouvements, tel que ceux qui ont émergé ces dernieres années, sont confrontés à deux réalités, l’une institutionnelle, et l’autre philosophique. La première, qui est o combien castratrice, représente le challenge de transformer la volonté et l’énergie d’un mouvement en action politique efficace en se confrontant au monde politique établi. La seconde est liée à l’appel d’air créé par l’émergence de chaque mouvement, où les dogmatiques de tout bord s’engouffrent pour essayer de s’accaparer le mouvement emergeant. Les effets de ces deux phénomènes provoquent un désabusement rapide, et la disparition à plus ou moins brève échéance du mouvement sans pour autant voir de résultats concrets.

Le parti pirate a été victime de ces phénomènes. Pour les surmonter, en tant que directeur politique, j’ai initié deux énormes chantiers, le premier sur l’identité du parti, et y intégrant sa démarche, son essence, son modèle de relation de l’individu aux institituions et le second permettant de faire émerger une vision sociale.
Est-ce là compromettre l’essence d’un mouvement? Certains répondront d’un oui vindicatif, en affirmant qu’un mouvement n’a ni dieu ni maître, seulement des porte-paroles, dont ils seront les premiers à s’arroger le rôle. D’autres chercheront à rester dans un champs d’actions où seules des causes isolées devront être soutenues dans un activisme effréné.

Aujourd’hui pour mener à bien un projet politique simple en Suisse que ce soit une initiative comme marche blanche, ou plus prosaïquement une plage publique, il faut 2 décennies. Pour arriver à tenir sur une telle durée, il est nécessaire d’avoir une structure ayant des buts clairs avec une façon de fonctionner qui est également clairement établie.

Un mouvement politique pour réaliser son utopie nécessite plus d’un siècle et demi, mais pour cela il a besoin de structure, et de pouvoir transmettre ses ideaux et sa vision d’une génération à l’autre, c’est ce que les radicaux ont réussi en Suisse. C’est un des rares mouvements politiques dont l’utopie s’ est complètement réalisée.
Il y aura toujours des courants differents dans un mouvement politique, mais pour arriver à obtenir les changements souhaités il faut du temps.

Pour garantir la pérennité des idees, il faut un vaissraux qui puissent traverser les crises et les générations, à defaut de meilleures solutions et avant d’en faire une église, il est possible d’en faire un parti politique utilisant les outils de notre temps pour donner aux membres les moyens d’agir efficament, et porter avec succès leurs idées et revendications dans le monde complexe et formaté de nos institutions démocratiques.

Guillaume Saouli

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Appel à votation pirate

Cher Pirate,

Vous êtes invité à voter sur les points suivants:

Initiative populaire fédérale «Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux)»:

  • Ligne 1: Le Parti Pirate Suisse doit-il recommander le OUI?
  • Ligne 2: Le Parti Pirate Suisse doit-il recommander le NON?
  • Ligne 3: Le Parti Pirate Suisse doit-il accorder la liberté de vote?

Initiative populaire fédérale «Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles» (« Ecopop »):

  • Ligne 4: Le Parti Pirate Suisse doit-il recommander le OUI?
  • Ligne 5: Le Parti Pirate Suisse doit-il recommander le NON?
  • Ligne 6: Le Parti Pirate Suisse doit-il accorder la liberté de vote?

Initiative populaire fédérale «Sauvez l’or de la Suisse (Initiative sur l’or)»:

  • Ligne 7: Le Parti Pirate Suisse doit-il recommander le OUI?
  • Ligne 8: Le Parti Pirate Suisse doit-il recommander le NON?
  • Ligne 9: Le Parti Pirate Suisse doit-il accorder la liberté de vote?

Papier de position «Droit international et droit national:»

  • Ligne 10: Le Parti Pirate Suisse doit-il approuver le papier de position «Droit international et droit national»?

Le bulletin de vote et la carte d’électeur pour cette consultation portent le numéro 1.

Chaque question peut être répondue par OUI ou par NON ou être laissée sans réponse pour indiquer l’abstention. Si plusieurs questions sur le même objet obtiennent la majorité celle ayant obtenu le plus de suffrages sera prise en considération.

Afin d’être en mesure de voter, la procédure suivante doit être respectée:

Vous disposez déjà du matériel de vote:

  • Utilisez les bulletins numérotés et la carte d’électeur selon la numérotation indiquée plus haut pour voter.

Vous ne disposez pas encore du matériel de vote:

  • Assurez-vous que votre dernière adresse postale indiquée au parti est correcte.
  • Répondez simplement au présent message; si votre adresse postale n’est pas à jour, ou si vous n’êtes pas sûr, indiquez votre adresse postale actuelle dans votre réponse.
  • Vous recevrez alors le matériel de vote (en courrier recommandé pouvant être retiré uniquement par le destinataire) et devrez pour cette votation utiliser les bulletins numérotés selon la numérotation indiquée plus haut pour voter.

La votation se déroule de la manière suivante:
1. Vous exprimez votre suffrage sur le bulletin portant le numéro mentionné plus haut. Vous devez remplir le bulletin à la main et il ne peut être altéré.
2. Vous mettez ensuite les bulletins dans l’enveloppe de vote (qui ne peut être altérée) et scellez celle-ci.
3. La carte de vote correspondant à ce scrutin doit être signée.
4. Vous glissez la carte de vote ainsi que l’enveloppe contenant votre suffrage dans l’enveloppe de retour (la carte de vote pliée de façon à ce que l’adresse apparaisse dans la fenêtre) et l’expédiez par courrier A au plus tard le jour de clôture du scrutin.

Le calendrier de la présente votation est:

  • Délai de réponse au présent message: 5 septembre 2014 à minuit
  • Expédition du matériel de vote à ceux qui l’ont demandé: 8 septembre 2014
  • Début du scrutin: 9 septembre 2014
  • Clôture du scrutin, soit le délai d’expédition du vote par la poste en courrier A: 15 septembre 2014 à minuit, le timbre de la poste faisant foi
  • Dépouillement: 17 septembre


Parti Pirate Suisse
Présidence de l’Assemblée générale

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Des sociétés suisses leader dans l’espionnage informatique

Une jolie infographie des sociétés suisses vendant des logiciels espions ainsi que certaines de leurs cibles.
Bien sûr, on ne sait pas quelles sont leurs cibles à l’intérieur du pays ni si leurs logiciels ont pu être vendus à des firmes étrangères pour espionner nos propres industries, mais on est pas dupe.
Ne nous laissons pas faire et ne laissons pas le gouvernement utiliser ces outils contre la population. Dites non à la LSCPT!

 

Infographie sociétés suisses vendant des logiciels espions

Infographie des sociétés suisses vendant des logiciels espions

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La police fédérale recourrait à une société de hacking controversée


A quatre reprises, entre 2007 et 2010, la police judiciaire fédérale a eu recours à des chevaux de Troie, selon le Bund de mardi. Ces logiciels informatiques malveillants sont installés pour piller des données ou espionner.

Le procédé n’est pas illégal dans le cadre de certaines enquêtes, mais la police a parfois eu recours à une société privée controversée, selon le quotidien.

Dans trois cas, la police à fait appel à la firme bernoise Dreamlab, spécialisée dans le hacking. Entre 2008 et 2012, Dreamlab a également obtenu d’autres mandats de la Confédération pour au moins 1,3 million de francs.

Cette firme est dirigée par Nicolas Mayencourt, un Suisse de 38 ans. Il a notamment travaillé pour les banques, l’armée, la police. Mais aussi pour des régimes autoritaires comme le Sultanat d’Oman et le Turkménistan où il a aidé le dictateur en place à espionner son peuple. (rts.ch)

Voici l’interview d’un ex employé de cette firme bernoise.

Témoignage de Felix Merz

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Message du 1er Août

Il y a un an, l’affaire Snowden venait d’éclater. Le Parti Pirate Suisse avait été un des premiers à réagir en alertant les autorités. Le fait que la population de notre pays et notre économie sont des cibles privilégiées des écoutes massives ne pouvait plus être ignoré. Mais au lieu d’essayer de comprendre le problème de fond, la réponse du Conseil Fédéral s’est résumée à une application exemplaire de la politique de l’autruche. Alors que même l’Union Européenne mettait sous enquête les accords d’échange de données personnelles ou les accords de renseignements, en Suisse, le Conseil des Etats votait la mise en oeuvre de la réforme de la Loi sur la surveillance (LSCPT). Au programme de cette loi on retrouve notamment la mise en place d’une surveillance préemptive et massive de l’ensemble de nos communications et l’utilisation de chevaux de troie. Pire, l’administration en charge des infrastuctures techniques de la confédération a consciemment donné la responsabilité de la sécurisation de sites sensibles à des sociétés américaines soumises au Patriot Act.

La situation de nos droits numériques ne s’améliore pas. Malgré les appels du Préposé Fédéral à la protection des données, les moyens accordés à la protection de ces droits diminuent. Face à la révélation d’une attaque massive contre les applications e-banking utilisées par les citoyens en Suisse, la réaction de MELANI a été de déclarer connaître cette attaque depuis des mois, sans en avoir informé la population. Et pourtant, ces droits sont au coeur de notre économie, de notre société. Les données personnelles, les infrastructures technologiques, sont essentielles au développement de notre économie, de notre culture.

Il existe des lueurs d’espoir. De plus en plus de conseillers nationaux réalisent la disproportion des exigences de la LSCPT. Nous avons su réunir une coalition dans la perspective d’un référendum. Nous avons des alliés de plus en plus nombreux au sein du Palais Fédéral. Mais la lutte ne doit pas s’arrêter là.
En 2015, nous nous lancerons dans les élections fédérales. Nous ne nous battrons pas pour tenter de défendre une vision passéiste et fermée de la Suisse. Nous présenterons la vision d’une société qui embrasse le changement technologique, qui reconstruit la confiance entre la société et les citoyens, qui entreprend de protéger les citoyens aussi dans leur vie numérique. Une société dans laquelle les citoyens peuvent s’épanouir, partager librement et être des acteurs du changement.

Cette année nous lancerons une réflexion de fond: celle de la reconnaissance de notre intégrité numérique, la reconnaissance de notre existence numérique. Il s’agit d’un ajout fondamental à nos droits humains, qui devra se matérialiser par une initiative parlementaire visant à l’intégration de ces principes dans la consitution, à laquelle nous contribuons activement. Ce n’est que lorsque notre société aura pris conscience que notre espace numérique fait partie intégrante de notre vie que nous pourrons imaginer les bons outils pour la protéger. Cette année, notre rôle en tart que Pirates sera de faire sortir nos autorités de cette politique de l’autruche. Nous devons nous réapproprier nos données. Nous devons aider nos concitoyens à se réapproprier les leurs!

Je vous souhaite à tous une bonne fête du 1er août 2014

Alexis Roussel
Président du Parti Pirate Suisse

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Dissoudre les Services Secrets

Le comité du Parti Pirate Suisse a accepté le papier de position visant à la suppression des services secrets et des moyens mis à disposition à ces services.

le texte complet (en allemand)

la décision du comité

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Rencontre avec le futur

Par Alexis Roussel, Président du Parti Pirate Suisse

Le travail et la politique me donnent l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes et quelques fois un ovni peut apparaître. Cet ovni est un jeune homme de 18 ans. Se souvient-on de son etat d’esprit à 18 ans lorsque l’on a deux fois cet âge ? Ce jeune homme vit dans un autre monde. Celui de demain. Celui dont la société actuelle n’a aucune conscience de son imminence. Et pourtant il arrive. Un monde où les contrats, les échanges, les organisations sont distribuées, dématerialisées. Un monde où un simple clic suffit pour passer un accord. Un monde où les règles du jeu sont codées dans un programme et acceptées par les utilisateurs. Un monde où le code devient la loi car on a plus confiance dans l’exécution d’un code que dans l’application d’une loi.Un monde où la couleur, le sexe, la religion ne sont pas des critères mais uniquement des éléments de reflexion personnelle pour permettre d’élever son esprit. Ce jeune homme vit dans ce monde du futur. Ce monde vous paraît peut-être utopique, mais une partie va se réaliser. Et je l’espère de tout mon coeur. Ce jeune homme a 18 ans, il vit dans le monde de demain et le construit déjà. Son projet ? Permettre à d’autres d’échanger plus efficacement dans ce monde-là. Mais s’il n’était qu’un utopiste, des investisseurs auraient-ils mis plus de 200.000 francs dans les mains de ce gamin afin qu’il réalise son projet ?

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Eurosur – l’échange de données sans contrôles

Reprise et mise en oeuvre du règlement (UE) no 1052/2013 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2013 portant création du système européen de surveillance des frontières (règlement EUROSUR) (Développement de l’acquis de Schengen)

Contribution du Parti Pirate Suisse

Introduction

Le Parti Pirate Suisse remercie la Chancellerie fédérale de prendre en compte sa contribution à la Reprise et à la mise en oeuvre du règlement (UE) no 1052/2013 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2013 portant création du système européen de surveillance des frontières (règlement EUROSUR) (Développement de l’acquis de Schengen).

Contexte

La reprise du réglement EUROSUR se place dans un contexte historique bien particulier que nous souhaitons rappeller. Si la votation du 9 février 2014 sur la réintroduction des quotas d’immigration est un signal fort de la part de population pour une surveillance plus importante des flux transfrontaliers, il est à mettre en balance avec la prise de conscience résultant des révélations d’Edward Snowden quand aux abus de la surveillance généralisée.

La mise en place d’une surveillance à large échelle par de nombreux pays engendre une certaine résistance notamment en Europe et ce malgré l’adhésion de la population au but principal déclaré de cette surveillance: la lutte contre le terrorisme.

Mettre en place une telle dynamique en Suisse, en instaurant des mécanismes de surveillance à large échelle de manière insdiscriminée, présentera des résistances malgré l’adhésion de la population au but recherché: le contrôle des frontières et la lutte contre la criminalité transfrontalière.

La notion de temps réel ou quasi-réel

L’article 7 du règlement déclare « permettre l’échange d’informations sensibles non classifiées et d’informations classifiées, de manière sécurisée et en temps quasi réel ». En réalité, le règlement EUROSUR oblige à un échange d’informations en temps réél en imposant, selon l’article 3.d, l’échange des tableaux de situation eux même construits en temps réél.

Il est primordial que les énoncés des différents articles soient cohérents à travers l’ensemble du document. Un élément présenté comme facultatif ou optionnel ne doit être rendu obligatoire par l’artifice d’un article connexe traitant d’un élément distinct de l’objet principal en le rendant obligatoire.

Le Parti Pirate Suisse demande la clarification concernant les modalités de collecte des informations.

La notion de surveillance des « frontières » et en « amont des frontières »

Le titre du règlement ne laisse pas de place à l’interprétation en déclarant vouloir mettre en place des mécanismes « de surveillance des frontières ». En réalité, le règlement EUROSUR met en place des mécanismes permettant la collecte et l’exploitation de renseignements « en amont des frontières » comme il est indiqué dans le point 13 du considérant ainsi que dans de nombreux articles.

Il est primordial que les différentes notions soient cohérentes à travers l’ensemble du document. Un élément central présenté comme géographiquement restreint, la notion de « frontière », ne doit être étendue par l’existence d’autres articles ne respectant pas le cadre fixé par le titre.

Le Parti Pirate Suisse recommande la modification du texte de l’invite de l’arrêté fédéral en y précisant la portée géographique réelle telle que décrite dans le règlement.

Le Parti Pirate Suisse exige en sus des formalités législatives et administratives relatives à la reprise de ce règlement que le Conseil Fédéral, à travers les moyens du Département Fédéral des Affaires Étrangères (DFAE), informe officiellement l’ensemble des services diplomatiques des États avec lesquels la Suisse entretient des relations au sens de la Convention de Vienne et qui ne seraient pas parties intégrantes du dispositif FRONTEX, de la mise en oeuvre sur leur territoire de l’article 11 du règlement EUROSUR.

La notion d’ « informations »

L’article 5.3 du règlement stipule que le Centre national de coordination « assure l’échange en temps utile des informations et la coopération en temps utile entre toutes les autorités nationales chargées de la surveillance des frontières extérieures ». La notion d’ « informations » est extrêment large et volontairement utilisée séparément de la notion de « tableau de situation ». Dans l’ensemble du règlement, il est pourtant question de l’échange des tableaux de situation.

Le Parti Pirate Suisse craint que cela permette des échanges bilatéraux en dehors du cadre strict du règlement. Le Parti Pirate Suisse demande au Conseil Fédéral de préciser l’étendue des informations collectées et échangées entre les Centres nationaux de coordination.

L’application de la surveillance sur le territoire suisse.

L’article 2.2 du règlement stipule que « Le présent règlement peut également s’appliquer à la surveillance des frontières aériennes et aux vérifications aux points de passage frontaliers si les États membres fournissent volontairement de telles informations à EUROSUR. »

Le Parti Pirate Suisse demande de clarifier l’intention du Conseil Fédéral d’appliquer volontairement ces mesures de surveillance décrites par EUROSUR sur le territoire suisse.

Respect des exigences en matière de Protection des Données

L’article 2.4 du règlement EUROSUR concerne le respect de la Loi sur la Protection des Données. Bien qu’il soit exigé que ce respect ne souffre d’aucune exception, il parait clair que la gouvernance concernant le respect des données personnelles de l’administration des douanes n’est pas adaptée à EUROSUR. C’est en effet cette gouvernance décrite dans l’Ordonnance sur le traitement des données dans l’AFD (631.061) qui s’appliquera dés lors qu’il imcombe à l’Administration Fédérale des Douanes de remplir la fonction de Centre National de Coordination. Cette Ordonnance ne délimite ni n’intègre la gestion des données personnelles produites et fournies par d’autres agences et institutions comme le décrit les mécanismes du Règlement EUROSUR. De plus, l’article 13 limite la protection uniquement aux données personnelles présentes dans les tableaux de situation.

Le Parti Pirate Suisse exige que la reglementation adéquate en matière de protection des données soit ajoutée aux documents de la consultation.

Le Parti Pirate Suisse demande que l’article 13 du règlement s’applique à l’ensemble des données personnelles collectées et pas seulement celles présentes dans les tableaux de situation.

Impact au sein des autres institutions

Dans un contexte où le Conseil National s’insurge de la recrudescence des scandales financiers et techniques liés aux projets ayant des composantes informatiques au sein de l’administration fédérale, le Parti Pirate Suisse s’étonne de ne voir aucun élément concernant l’intégration dans les budgets ainsi que de l’impact potentiel sur les administrations sollicitées par le dispositif.

Le Parti Pirate Suisse demande au Conseil Fédéral d’étudier et de présenter l’impact en terme financier, humain et technique sur l’ensemble des autres institutions qui seront sollicités pour la production d’information telles que le SRC, le DFAE, ou l’UPF. Le Conseil Fédéral sera particulièrement attentif à l’impact sur ces services de l’exigence de fournir des informations 24 heures sur 24.

Le Parti Pirate Suisse demande aussi au Conseil Fédéral de veiller à ce que les coûts soient pris en compte notamment ceux de la mise en oeuvre technique au sein des agences chargées de fournir les informations.

Réseau de Communication

L’article 7 détaille le réseau de communication qui sera utilisé pour la mise en oeuvre du règlement EUROSUR. Le Parti Pirate Suisse rappelle au Conseil Fédéral sa décision du 5 février 2014 dans laquelle il fixe des nouvelles règles en matière de choix des intervenants sur les infrastructures informatiques de l’administration fédérale : « Pour des raisons de sécurité nationale, les prestations informatiques de première importance pour l’administration fédérale devront, à l’avenir, être fournies soit par l’administration elle-même soit, dans le cas d’une externalisation, par des entreprises détenues en majorité par des propriétaires suisses. »

Le Parti Pirate Suisse considère que les conditions de la mise en oeuvre de l’infrastructure informatique d’EUROSUR est incompatible avec la décision du Conseil Fédéral du 5 février 2014. Il est indispensable que le Conseil Fédéral statue sur cette incompatibilité.

Au vu des activités de surveillance pratiquées par des services d’Etats étrangers, il ne parait pas opportun de laisser le développement et l’installation des systèmes informatiques de l’EUROSUR aux services de FRONTEX. Le Parti Pirate Suisse demande au Conseil Fédéral de donner le mandat à l’OFIT et au SRC de s’assurer de l’interopérabilité des systèmes de EUROSUR avec l’infrastructure de
la Confédération.

Transparence du Guide Pratique

Le Guide Pratique décrit par l’article 21 du règlement comprend les orientations techniques et opérationnelles ainsi que l’ensemble des pratiques en matière de recherche. Bien que l’article 21 prévoit de restreindre la diffusion de ce document, face aux changements récents il apparait comme illusoire d’y appliquer toute restriction. Afin de maitriser l’information et d’éviter que les informations qui pourraient réellement être sensibles ne soient mis à disposition sans contrôle, il est important d’appliquer le principe de
transparence sur ce document.

Le Parti Pirate Suisse exige la mise à disposition au public du Guide Pratique. Par défaut, il peut être transmis aux commissions du Conseil National et du Conseil des Etats compétentes afin qu’elles puissent assurer un contrôle démocratique minimum.

Contrôle administratif et démocratique

Le Parti Pirate Suisse constate et est surpris de l’absence d’exigeance en matière de contrôle d’un tel dispositif.
Dans des situations similaires, il est vite apparu que les mécanismes de contrôles traditionnels n’étaient plus efficaces.

Le Parti Pirate Suisse demande au Conseil Fédéral d’étudier et de présenter les modalités de contrôles spécifiques
à la mise en oeuvre du Règlement.

21. mars 2014

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Pourquoi faut-il se protéger de la surveillance de masse ?

Depuis l’avènement d’internet et des nouvelles technologies, nous savons que l’on est beaucoup plus vulnérable en ce qui concerne nos données personnelles. Malgré cela, beaucoup ne se soucient pas de ces risques. Analysons de plus près les différentes raisons qui font que peu à peu l’on abandonne notre droit à la vie privée et à l’anonymat en échanges de services soi-disant gratuit mais qui dans les faites nous utilise comme produit ou face à des gouvernements qui sous le couvert de la sécurité national mettent en place des systèmes de récolte de données et d’espionnage tel que PRISM, le Patriot Act ou encore la LSCPT en Suisse.. N’oublions pas que si un service est gratuit, c’est que la plupart du temps, nous en somme le produit.

Je ne suis pas un criminel donc je ne suis pas un suspect.

C’est une affirmation que l’on retrouve souvent lorsque l’on parle avec l’utilisateur lambda. Néanmoins, ceci est un raisonnement biaisé par le fait que ce n’est pas nous qui décidons de qui est suspect ou non ainsi que de ce qui est une donnée importante ou non. Rappelons-nous de l’affaire des fiches qui a vu de nombreux syndicalistes, membres du Parti Socialistes et des étudiants pacifiques et sans histoires être considérés comme des criminels potentiels, placés dans la même catégorie que les criminels nazis et dont les données intimes et personnelles ont été collectées et conservées dans des fichiers secret des services de renseignement Suisse. Eux aussi, ne se sont jamais considérés comme suspects avant de voir leurs noms sur ces fiches et ceci entre 10 et 40 ans après leur fichage. [1][2]
Ensuite, il y a les risques d’erreurs des autorités de surveillance. Il faut en outre avoir confiance non pas seulement à l’autorité de surveillance, mais en chaque maillon de la chaîne. Il a été déclaré par Noé Le Blanc qu’environs 15% du temps passé par les opérateurs des sociétés responsable en sécurité n’étaient que du voyeurisme. [3]

En plus, il faut aussi dire que l’usurpation d’identité n’est pas reconnue en Suisse et que l’on est responsable de la sécurité de ses propres installations informatiques. En d’autres termes, il suffirait pour un pirate d’accéder à votre WIFI ou de se faire passer pour vous pour que vous soyez responsable de ses agissements et ainsi être considéré comme suspect.
Les vrais criminels savent comment déjouer la surveillance de l’État, à la différence des utilisateurs lambda.

J’ai confiance en mon gouvernement et il faut bien traquer les criminels.

Nous avons déjà parlé de l’affaire des fiches qui montre que même en Suisse, nous ne pouvons faire confiance à notre gouvernement, mais il faut aussi dire que les lois changes. Qui peut dire si dans 20 ou 30 ans, des lois ne violeraient pas notre liberté ? Qui sait si dans plusieurs années nous ne vivrons pas une révolution ou la mise en place d’un État totalitaire ou policier ? Il y a cent ans, les règles de bonnes mœurs n’était pas les mêmes que maintenant et les lois étaient beaucoup plus restrictives sur certains point alors que d’autre étaient beaucoup ouvertes en comparaison avec le 21ème siècle. Rien ne peut donc prédire quels seront nos libertés et obligations futures. Une fois que la surveillance généralisée sera mise en place par le gouvernement, il ne sera plus possible de revenir en arrière.

La Suisse, elle aussi veut mettre en place une surveillance généralisée dans le cadre de la révision de la LSCPT (Loi sur les communications). La révision veut forcer les fournisseurs d’accès ainsi que tous les acteurs mettant à disposition des infrastructures connectée de garder les données des utilisateurs durant 12 mois et prévoit l’utilisation de chevaux de Troie et autres virus informatiques pour espionner les portables et ordinateurs des utilisateurs. [4][5]
En outre, notre gouvernement ainsi que plusieurs autres sont déjà surveillé par la NSA, comme le prouve le récent scandale des écoutes téléphoniques de la chancelière allemande ainsi que de plusieurs autres dirigeants européens révélées par Snowden. [6]

Pour finir, notre gouvernement et notre législation ne nous protège pas des écoutes et de la surveillance étrangère. En effet, nos lois ne s’appliquent pas lorsque les serveurs se trouvent à l’étranger ou que celui-ci appartient à une société étasunienne. Ainsi, le Patriot Act instauré par G.Bush suite au climat de terreur engendré par les attentats du 11 septembre oblige toutes les sociétés américaines à fournir leurs données aux autorités US. [7]

Les données collectées ne sont que des métadonnées.

Certains avancent l’argument que les données collectées ne sont que des bribes d’information, ce qui ne seraient pas significatifs. Bien sûr, un click ne peut pas définir notre personnalité. Mais ce qui est à présent proposé par les entreprises de marketing, c’est le croisement de toutes ces données et là, le résultat est dangereusement plus précis. [8]

Les gouvernements utilisent donc les mêmes techniques pour constituer une véritable carte d’identité des habitudes ainsi que le profil social des utilisateurs. [9]
Sur les smartphone, le résultat est encore plus dangereux. En plus du système GPS qui peut être activé à distance et de manière invisible, ces appareils sont truffés de capteurs, capteur d’empreintes, accéléromètre, gyroscope, écran tactile… En regroupant les informations de ces capteurs, permettent de déterminer si c’est bien vous qui utilise l’appareil grâce à nos habitude de gestuelles sur l’écran, la position et l’inclinaison de l’appareil etc. [10]

De toute façon, je n’ai rien à cacher.

En êtes-vous bien sûr ? Que se ferons-nous lorsque des informations sur notre état de santé pourront être accessibles par des assurances maladie directement sur le net? Que ferons-nous lorsque l’on pourra être décrédibilisé à cause de nos opinions échangées sur le net ? Un éventuel futur employeur pourrait utiliser certaines informations non-relatives à vos compétences professionnelles pour vous refuser un emploi si elles sont facilement accessibles sur le net.
Une partie très importante de ce problème se retrouve dans les grandes entreprises. Si un ingénieur utilise un service étranger ou que l’entreprise elle-même se repose sur des services externes pour sa communication, comment éviter l’espionnage industriel ?

Que devient-il du secret professionnel ? Les médecins et avocats aussi sont concernés par la surveillance généralisée sans aucune distinction. Lorsque l’on surveille un suspect, on surveille aussi sont correspondant et toutes les conversations confidentielles comme lors de l’affaire des écoutes de N.Sarkozy. [11]
Lorsque l’on passe un appel téléphonique, combien sommes-nous à nous éloigner du groupe pour passer cet appel ? Nous n’avons pourtant rien à cacher et nous le faisons quand même. Alors pourquoi accepter que cela soit différent dans nos communications numériques ?

Autre exemple. Que penseriez-vous si la poste ouvrait vos lettres, les scannait et les conservait à vie ? Tout le monde trouverait cela scandaleux. Alors pourquoi permettre à des sociétés comme Google ou Hotmail de lire nos mails ?

Conclusion

La protection des données est un réel enjeu pour notre liberté. Sur ce sujet, nous ne pouvons malheureusement faire confiance ni en notre gouvernement, ni à la majorité des géants du WEB. Même si l’on croit que nous n’avons rien à cacher et même si nous n’avons rien à cacher, notre vie privée nous appartient et ne doit pas être oubliée sous prétexte que l’espion se fait plus discret et qu’il est caché derrière un écran.

1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_des_fiches
2. http://www.admin.ch/cp/f/1996May2.104722.5686@idz.bfi.admin.ch.html
3. http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/01/23/les-cameras-de-videosurveillance-sont-aussi-efficaces-que-des-boites-en-carton-peintes-en-noires-sur-des-poteaux/
4. http://www.lematin.ch/high-tech/La-surveillance-va-exploser-son-prix-aussi/story/11703653
5. http://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2013/09/27/Alexis-Roussel-Parti-Pirate-La-revision-de-la-LSCPT-debouchera-sur-la-surveillance-de-trafics-entiers.aspx?pa=2
6. http://www.lefigaro.fr/international/2013/10/28/01003-20131028ARTFIG00316-obama-savait-que-merkel-etait-sur-ecoute.php
7. https://www.ethack.org/article/43/le_patriot_act_ce_n_est_pas_juste_un_nom
8. http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/marketing-communication/221166693/marketing-big-data-nouveau-traitement-donnees-non-str
9. http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/09/29/la-nsa-reconstitue-le-profil-social-de-certains-americains_3486697_651865.html
10. https://www.ethack.org/article/44/retourne-moi_je_te_dirai_qui_tu_es
11. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/les-juges-devaient-ils-ecouter-l-avocat-de-nicolas-sarkozy_1498617.html

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